Archives Mensuelles: mai 2012

Britain, one nation under CCTV

Après plusieurs semaines de boulot plutôt intense, je me suis accordée une pause voyage.

Après la Chine, je me suis jurée qu’en rentrant en Europe, je profiterai des compagnies aériennes low cost pour découvrir le continent.

Alors de retour de Barcelone, j’enchaîne direction la ville des jeux 2012 : London.

Je suis très attachée à la sécurité et souffre terriblement de l’insécurité constant qui accable notre cher pays.  La solution des britaniques : CCTV, close circuit TV.  Des caméras, des caméras et encore des caméras, dans la ville, tous les transports, tous les lieux.  C’est un peu 1984 Big brother is watching you.

Elles ont trois rôles principaux :

  • prévention : les gansters intellignets devraient éviter de commettre des crimes sachant qu’une caméra les filmera.
  • action immédiate : les caméras des bus par exemple sont retransmises en temps réel au chauffeur qui en cas d’incident, peut stopper le bus, intervenir ou contacter la police.
  • a posteriori : les vidéos sont recevables par la justice en tant que preuve

CCTV : une bonne idée ?

Avec le développement de la reconnaissance faciale, il est (ou sera très prochainement) possible de suivre automatiquement les faits et gestes de M. tout-le-monde.

Combien de temps sont conservées les vidéos ? ou encore pour quels motifs la police/gouvernement peut-elle avoir accès aux vidéos ?

Le système semble bien accepté.  Nous sommes prévenus lorsque CCTV is in operation.  Je ne doute pas que les associations de droit à la vie privée aient fait du lobbying pour minimiser autant que faire se peut l’impact de CCTV dans la vie des Londonniens.

N’empêche, le fait que ce soit réglementé aujourd’hui ne veut pas dire que c’est respecté ou bien encore que ça le sera demain.  Prenons l’exemple du Patriot Act aux USA, voté sous le coup de l’émotion des attentats du 11 Septembre, qui donne tout pouvoir aux institutions en cas de suspicion de projet terroriste, même le droit de vous imprisionné dans une prison pas si secrète à Cuba, pour une durée indéterminée, sans jugement.

Voyez comme les choses peuvent basculer rapidement, nul besoin d’une attaque terroriste, une simple élection suffit. Une élection qui amena Hitler au pouvoir en toute légitimité.  Une élection boudée  qui a fait de François Hollande le président de la France.  Déjà les journalistes virés (Zemmour, Salviac …) alors que notre pays est le fondateur de la Déclaration des droits de l’Homme dans laquelle est inscrite la liberté d’expression et de la presse. Pour citer Churchill : « Les fascistes de demain s’appelleront eux-mêmes antifascistes. »

Beaucoup trop d’entre-nous Occidentaux croyons à tord que la censure n’existe qu’en Chine et en Afrique, que nos gouvernement, élus par la sagesse nationale qui vote portée par ses émotions, en seraient exempts.

Détrompez-vous !

En Grande Bretagne comme en France, CCTV peut être utilisé à mauvais escient.  Tout peut basculer très vite.

Sans même parler des entreprises, qui même pour des données anonymes, seraient plus que prêtes à payer pour connaitre nos habitudes de consommateurs.

A bon entendeur 🙂

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McDo, l’hygiene et la parité #fail

Il y a quelques jours, je me rendais à MP2, l’aéroport low-cost de Marseille.  Etant donné que c’était la premiere fois que je voyage avec Ryanair, j’étais bien à l’avance.  Il s’averera qu’en ayant imprimé mon billet, check-in online, et en ayant qu’un baggage à main, je n’avais meme pas besoin de faire la queue !

Nous sommes donc parti à McDonald’s à St Victoret, à coté de Marignane.  Je vous passe sur la lenteur et la non-chalance des serveurs alors qu’il était l’heure de pointe (comme quoi ya pas qu’au Novotel), j’aimerai vous parler de deux choses qui m’ont profondément surprise et choquée : hygiene et parité.

L’hygiene à McDo

Avant de m’attaquer à mon McBaguette, je pars aux toilettes, et là grosse surprise numéro 1 : il n’y a pas de savon ! Alors quoi, on va aux toilettes et on ne peut pas se laver les mains ! Alors qu’on est censé manger avec les mains nos frites et nos burgers ?

Mais ma surprise ne s’arrete pas là : alors que je suis dans les toilettes des femmes, sort d’un des toilettes mon serveur (oui un homme).  Peut-etre n’ont-ils pas des toilettes pour le perso, mais alors cela veut-il dire qu’ils ne se lavent pas les mains non plus ? J’espere de tout mon coeur qu’ils ont un lavabo avec du bon vrai savon dans la cuisine.  Le serveur n’a meme pas daigné se rincer les mains à l’eau tout court.

Je n’en dirai pas plus…

 

La parité

Dieu sait que la société nous rabat les oreilles de messages pro-parité tout en continuant d’afficher le corps de la femme (voire de la tres jeune fille) à moitié nue, le regard soumis, le corps anorexique.  Pourtant on pourrait croire que dans nos sociétés occidentales, bien qu’en Europe, le salaire des femmes est de 70% celui d’un homme, le gouvernement met en place énormément de choses pour faciliter la libération de la femme de son foyer et de son role de ménagere.  Ce n’est pas dans les lois que l’on voit l’évolution, mais bien dans les actes de tous les jours, dans les petits détails.

Dans ce McDo et probablement encore dans beaucoup de lieux publics, la table à langer est … dans les toilettes des femmes.  A croire que l’homme papa-poule n’est qu’une invention des magazines de presse féminine.

C’est malheureux et il est temps de changer.

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Novotel Marseille : le PMU 3 étoiles

Comme certains d’entre vous le savent, je travaille plus ou moins en freelance et avec des horaires à la wanégaine (jour, nuit, dimanche, jour férié, s’il y a un client, je serai là).  Et entre deux missions, il m’arrive de me poser quelques instants dans un bar boire un café et d’avancer sur d’autres projets.

Un de mes lieux préférés est le Novotel Marseille.  Pourquoi ? Car il a une superbe vue sur le vieux port, qu’il est à l’écart de la rue et du bruit, que je m’y gare facilement, et qu’il n’est pas plus cher qu’un bar basique sur le port de notre ville phocéenne.

Je me suis accommodé plus d’une fois des erreurs de services, mais là, c’en est trop.  Je vous récapitule toutes les maladresses qui me sont arrivées, et bien entendu, en fin de billet, je vous recommanderai chaudement d’aller juste au dessus au Sofitel, voire dans un autre bar.

Novotel Marseille : le PMU 3 étoiles

La dernière fois, je m’installe en terrasse avec mon compagnon.  Nous étions nous deux, une table de 5, et une autre table de deux.  Vous conviendrez qu’ils n’étaient donc pas surchargés.  Après quelques temps, le serveur s’approche de la table de cinq pour reprendre une commande, et nous ignore totalement.  C’est vrai que quand on a que deux tables, une table de plus, ça ne se remarque pas !  A son retour, avec la commande de la table de cinq, je lui fais signe.  Monsieur s’approche et prend notre commande.  Un café avec du lait, et un café.  Simple ?  N’en soyez pas si sur.  Après un bon 15 min et aucun serveur en vue (et à vrai dire, avec un mécontentement naissant), je me lève, je vais jusqu’au bar et je leur demande où en sont nos cafés ? Là, on me répond avec la plus grande amabilité (sic!) qu’ils arrivent.  Effectivement, après leur avoir rappelé, cela ne leur a pris qu’une poignée de minutes pour nous servir.  Coincidence ? Je ne crois pas.

Nous n’étions pas au bout de nos surprises : pas de cuillères !  Nous le faisons remarquer au serveur lorsqu’il nous amène notre commande et nous les attendons encore ! Je ne mets pas de sucre, mais ce n’est pas le cas de mon compagnon.  Une cuillère aurait été la bienvenue.  Service déplorable.

 

Autre jour, j’arrive et je m’installe.  Deux serveurs/serveuses sont en train de faire les vitres.  Ca n’a pas l’air de les perturber du tout qu’une cliente s’installe.  Personne ne vient me voir, et pire, ils continuent leur conversation sur le Novotel, comme si de rien n’était.  Et c’est là que j’apprends le pot-aux-roses.  Ce sont des stagiaires !!!  Dans un hotel 3 étoiles ?  Alors je n’ai rien contre les stagiaires.  Mais (à l’attention du RH du Novotel Marseille) les stagiaires ne sont pas de la main d’oeuvre bon marché, ce sont des boulets pour votre image SAUF s’ils sont correctement formés et suivis par un titulaire, ce qui n’a pas l’air d’être le cas.  Et puis faut aussi recruter les fut-futs, pas les nigots.  Je m’explique : j’arrive enfin à accrocher une serveuse qui passe, et commande mon fameux café au lait.

C’est alors un autre stagiaire qui me l’apporte, les deux mains accrochés au plateau comme à sa vie, d’un pas de Parkinson, le regard fixé sur la tasse.  Et oui, elle était trop remplie.  A croire que ca aurait pris trop de jugeotte que de refaire le café, ou du moins, de le transverser dans une autre tasse, y rajouter un peu de mousse de lait pour que ca fasse propre.  Non, grand Dieu, non, dans un trois étoiles, on se permet de servir le café qui arrive à moitié vidé dans la soucoupe ?  C’est lamentable.

Je vous passe sur le fait que ce café me fut facturé 3€ et des bananes, alors que le précédent, le sans-cuillère, 2,20€ comme l’expresso.

 

Dernier exploit, et je dis ADIEU au Novotel Marseille.  J’arrive en glisse entre deux missions pour déjeuner.  Il est 13h30.  J’attrape vite un serveur, je n’ai pas le temps d’attendre qu’ils daignent venir me voir et je dis texto « Bonjour, un menu à 13€ avec le hachis de boeuf BLEU et un tartare pour monsieur, le tout rapidement s’il vous plait car je dois être partie à 14h ».  Je vous passe le regard désagréable que m’a lancé la serveuse du type « pétard, elle va pas nous presser elle quand même », et elle s’en va.  Un bon quart d’heure plus tard, pour un steack bleu qui est cuit en 2 min et un tartare sans cuisson ! on me sert : un steak BIEN CUIT.  Le comble de l’horreur !  C’est une honte de manger du boeuf cuit.  Si vous n’aimez pas le boeuf, ce n’est pas grave, prenez du poulet, mais pour l’amour de Dieu, ne le cuisez pas comme une semelle !  Il est don 13h45, et je renvoie le plat.

Littéralement 2 min plus tard (comme quoi c’est pas long à servir !), j’étais la voix du Chef s’élever en cuisine « ben celui-là il est bien bleu ».  Euh Chef, on vous entend en salle … vous voulez pas rajouter « connasse » au bout temps que vous y êtes ? C’est très classe.  A ben ca pour être bleu, il l’était… et il était froid.  Je ne leur en tiens pas rigueur, c’est le plus dur de faire un steak bleu et chaud : limite impossible.

Il me reste encore 4 bouchés, et moins de 5 min, j’interpelle le serveur et lui demande d’envoyer le café gourmand, comme ça, à la seconde où j’avale ma dernière bouchée, je prends un shot de cafféine et je trace.

Pensez-vous… une tentative d’anticipation perdue d’avance.  Une autre serveuse (oui, car on ne sait jamais à qui parler) vient nous débarrasser, et je lui demande l’addition, ce à quoi elle me répond « vous ne voulez pas votre café gourmand ? », ben si je le veux et je l’ai déjà commandé à ce bonhomme-là (je pointe du doigt), « ah je vais voir »… Je vous le donne en mille, la commande n’avait pas été passée.  HONTEUX.

Il est 14h05, je suis à la bourre, je me goinfre de deux cuillères de mousse de framboise.  Et je pars !  L’addition n’est toujours pas là.  Mon compagnon, qui a eu le plaisir de manger avec moi en 35 min, est resté là, à finir mon café gourmand et à attendre qu’on veuille bien le laisser payer, honnête homme qu’il est.  Il précise qu’il paie par carte bleue, ce qui sous-entend « pensez à la machine TPE » … raté !

Le Novotel pour moi, c’est FINI.

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FN / Front de gauche : même combat ?

Avec les élections et les législatives qui approchent, on ne peut passer à côté du FN et du Front de Gauche avec notammment la confrontation Mélenchon/Lepen dans le fief de Marine.

Je roulais tranquillement sur la contre-allée en direction de la villa de fada (aka la cité radieuse) quand j’ai vu ce tag : « prenez le pouvoir, osez le vote FN ».

Si je n’avais pas été au volant, j’aurai bien pris une photo. Pour les marseillais, c’est donc dans la contre-allée direction l’obélisque, juste avant le Corbusier.

FN/Front de Gauche : même combat ?

En voyant ce tag, les slogans me sont revenus en tête. On se souvient de Mélenchon et sa 6ème république morte dans l’oeuf, avec le slogan « reprenez le pouvoir ». C’est ça que les extrèmes vantent : le pouvoir. Ils s’adressent aux gens qui sentent déçus, qui se sentent oubliés, qui se sentent explotés par la société, par les pouvoirs politiques du moment (on a vu surgir le terme UMPS, tentative de rapprochement de l’UMP et du PS, sous-entendant que l’un ou l’autre était interchangeable.)

Et ces gens-là, ils ont envie d’entendre que quelqu’un est là pour eux, que quelqu’un les entend, que quelqu’un comprend leur souffrance, que quelqu’un, n’importe qui, est là pour eux. Ils veulent du changement, tout foutre en l’air s’il le faut. Reprenez le pouvoir, prenez le pouvoir : voilà ce qu’on leur vend. Je ne dis pas que c’est bien ou que ca ne l’est pas, je tente une analyse des slogans.

Dans le tag, j’aime aussi le mot « osez ». « Osez le vote FN » : c’est fort car ils se positionnent comme le parti dont on a honte, ils assument cette honte qu’ils se trainent depuis les « détails de l’histoire » du père borgne. Leur solution : oser ! Comme un vote de rebelion, comme un vote de renouveau (vous n’avez jamais voté FN, vous avez toujours été un bon élève et voté UMPS, aujourd’hui osez le vote FN, libérez-vous de la pensée unique et osez). C’est intéressant comme positionnement.

Le FN serait-il le rebel alors que Mélenchon lui prône la révolution ? Le FN se propose comme l’alternative au pouvoir UMPS tout comme le Front de gauche ? Le FN souhaite redonner une voix à tous ses oubliés ? N’est-ce pas ce que propose Mélenchon ?

Au delà des différences idéologiques, au delà des différences de programmes, leur façon de s’adresser à leurs électeurs, les points sensibles qu’ils touchent, sont profondément semblables.

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Vivre à Marseille : le plaisir des petites choses

Ah Marseille. On en dit du bien, on en dit du mal, on rit de leur accent. On dit qu’à Paris, il y a les musées, le métro et des jobs qui valent le coup. On dit qu’à Marseille, il y a le pastagua, l’OM et le soleil.
Je suis rentrée en France il y a près de 9 mois maintenant. Je vais vous dire ce qui me plait à Marseille : ici, même quand on travaille toute la journée, on part boire un verre en terrasse et ayé c’est les vacances.
Ce midi, j’avais 2h pour manger et nous sommes parti picniquer dans les calanques. Et là, c’est la vraie pause. On se relaxe, on se libére, on respire.

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Et ce soir, beach volley après le boulot, les pieds dans le sable, pieds qui ont souffert tout au long de la journée dans mes escarpins.

Ici, les vacances sont au bout de la rue. Ici, on peut vraiment avoir une vie après le travail.

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« relativement tôt » est relatif


Je commencerais par dire que je suis biaisée car je n’ai pas voté pour François Hollande. Mais je trouve aussi que les médias sont très biaisés, tendance gauche. J’essayerai ainsi d’être la plus impartiale possible.

http://www.wat.tv/embedframe/285129chuPP3r8434015

Le midi, je regarde Jean-Pierre Pernot. C’est le seul journal que je regarde parce qu’il y a pas mal de bonnes nouvelles 🙂 Au lendemain des élections, voici comment il présentait l’arrivée de François Hollande à son QG. « François Hollande est arrivé relativement tôt à son QG ». « relativement tôt » ? La journaliste sur place, avec laquelle JP Pernot communique, nous informe à son tour que « François Hollande est arrivé relativement tôt à son QG ». Seulement on apprend plus tard que « relativement tôt », ça voulait dire « François Hollande a quitté son domicile à 9h30 ce matin »

???

Excusez-moi du peu ! 9h30 du matin ? départ du domicile, il est arrivé à quelle heure au boulot ? 10 h ?

C’est relativement tôt ? ou plutôt relativement tard !

Pour moi, qui me suis levée à 5h00 du matin aujourd’hui, départ domicile 5h30, arrivée au boulot à 6h : ça c’est tôt.

Une heure normale/commune ? 8h-8h30, ce que font la plupart des Français, qu’on aurait pu considérer comme « relativement tôt ».

Une heure correcte pour commencer le boulot : 9h (ce que je faisais dans mon ancien emploi)

Mais se pointer à 10h au travail ? c’est loin d’être relativement tôt, c’est même loin d’être relativement, c’est juste « tard ». François Hollande est arrivé TARD.

Pourquoi vouloir préciser, vouloir décrire l’heure ? En tant que journaliste, j’aurai simplement dit, pour ne pas prendre parti, « François Hollande est arrivé à 10h à son QG ». Si j’avais voulu être biaisée, j’aurai tout simplement dit « François Hollande est arrivé ce matin à son QG, que l’on appelle désormais blablahblah » et on enchaîne l’air de rien.

C’était pathétique, cette tentative d’euphémisme.

PS : UMP : on notera la phrase de FH « j’ai dit que j’étais prêt, maintenant je dois l’être complètement » => no comment

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Jour 1 : Bienvenue en Idiocratie

Hier, la France est morte.

La France à la hauteur de sa valeur : une France forte, une France travailleuse, une France internationale, une France ouverte, une France où l’entreprenariat se développe, une France qui connait la croissance, une France d’innovation, une France où être riche à la sueur de son front n’est pas une tare, une France moderne, une France qui n’a pas peur de changement, une grande France. Cette France est morte.

Les gens se sont massivement abstenus (quand vous regardez autour de vous, sur 10 personnes, deux n’ont pas voté) ou ont voté blanc (6-7%). La victoire d’Hollande n’est pas une victoire, c’est un vote par défaut, c’est le fruit d’un non-choix. Sarkozy, accablé par le anti-Sarkozysme de la presse (Libé écrit à sa Une « Normal ! » pour l’élection de Hollande, il est comparé au Maréchal Pétain, et le tout juste sur les dernières semaines, je vous passe tous les détails des 5 dernières années), arrive à réunir une quasi-majorité de Français. On est loin, très loin de ce que la gauche tentait de nous faire croire, que l’immense majorité des Français ne souhaitaient plus Sarkozy, qu’il allait se faire laminer. Gagner avec moins de 50% des votes, c’est loin d’une franche victoire, c’est une victoire opportuniste, sur un terrain miné par la crise, l’anti-Sarkozysme et la peur.

J’ai écrit un post précédement « Votez et taisez-vous pendant 5 ans« . Hollande, par jeux politiques et stratégies anti-patriotiques, a été élu. Il est notre président pour les 5 ans à venir. Alors je me tais. Mieux, je pars, j’irai créer de la valeur ailleurs.

Jour 1 : Bienvenue en Idiocratie

La bonne nouvelle du jour, c’est qu’il ne sera officiellement président qu’à la passation de pouvoir. Nous voilà dirigé par des gens qui n’ont aucunes expériences gouvernementales, qui ont une mentalité d’opposition et non de leadership (on l’a bien vu dans le fameux « Moi président », lui président, il sera tout l’opposé de Sarkozy, il se définit par opposition à son adversaire, et non en se décrivant lui-même et ce qu’il veut accomplir, comme un vrai leader aurait fait), qui n’ont pas été au pouvoir depuis plus de 15 ans, et surtout, surtout qui ont une idéologie dépassée, qui n’a aucun sens dans le monde d’aujourdhui (oui, ca marche très bien au pays des bisounours, je le reconnais).

Il nous reste 1826 jours à tenir. J’ai grand espoir pour la France, pour les législatives bien entendu, mais surtout, je crois que François Hollande sera incapable de faire de vraies réformes, et tant mieux, la droite perdra moins de temps à réparer ses idiocies quand elle reprendra le pouvoir. Tout ce qu’il peut faire pour la France serait le mariage gay, auquel la droite se refusait, et il en aura assez fait pour la France. Alors oui, il me semble que dans la situation actuelle, il vaut mieux rester immobile pendant 5 ans, que de reculer avec des réformes idéologiques qui appartiennent au passé. Croire que le gouvernement peut maitriser la vie de ses citoyens, ca ne marche que dans un pays fermé, comme il l’eut été plusieurs décennies auparavant où quitter le pays était une rude épreuve. Les frontières sont ouvertes dans les deux sens, partir n’est pas un problème. Croire que le gouvernement peut maitriser le commerce, ca marche dans une économie fermée, mais pas quand on appartient à l’Europe et à l’OMC et que nous croyons au libre échange. Croire que le gouvernement peut créer de la croissance en étouffant l’entrepreunariat d’administratif, d’inflation législative, d’augmentation du coût du travail et d’impôts, c’est tuer la création de valeur, c’est tuer la source de la croissance. Croire que le gouvernement doit assister ses citoyens, c’est avoir raté la seule idée valable de la Bible « donne un poisson à un homme, il mangera un jour. Apprend-lui à pêcher, il mangera toujours ». Croire que le gouvernement peut allègrement piocher dans la poche du contribuable advitam eternam, c’est ignorer la réalité économique de la taxation et des échappatoires (travailler au black, troc/échange de bons procédés, évasion fiscale etc…)

La France, tu l’aimes ou tu la quittes
Moi je l’aime, je l’aime tellement que je me dois de la quitter, car elle a perdu son âme, elle n’est pas à la hauteur de ce qu’elle peut réaliser pour la simple et bonne raison, c’est que les gens comme moi, qui aime travailler, qui souhaite créer leur entreprise (ou l’ont déjà créé), qui créé des emplois et de la valeur, ces gens-là, ils sont à Shanghai, ils sont à Londres, ils sont à Moscou, ils sont en Suisse, ils sont à Dubai… ils aiment aussi la France, et ils ont dû la quitter.

Je souhaiterai une France qui nous accueille, nous ses enfants expatriés, qui nous permette de réussir en France, qui nous permette de créer en France, qui nous permette de vivre du fruit de notre travail, qui nous ouvre les bras, qui crée un environnement fertile pour la création d’entreprises. Une France forte.

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L’aéroport : le point de rencontre du monde

De part mon métier, je suis souvent amenée à attendre à l’aéroport, où je suis en ce moment, à pianoter mon billet sur un iPad, au niveau des arrivées.

Moi qui adore voyager, j’ai toujours associé les aéroports à la premiere étape d’une aventure, au lieu de me concentrer sur le côté déchirement et abandon.

Et me revoici à l’aéroport, mais cette fois-ci, je ne suis pas acteur, je suis spectateur. Et le monde parait bien différent quand on le regarde de l’extérieur. On voit les familles, les yeux à la recherche des gamins qui courent dans l’aéroport ou qui soufflent adossé à la valise, fatigués de leur périple. On voit les femmes mode business-woman, en costume « hôtesse de l’air », sans le foulard, avançant successivement leurs échasses peu confortables, la tête haute, le chignon pointant vers le ciel qu’elles vont bientôt rejoindre, les yeux sur leur iPhone pointant leur dernier rendez-vous. On voit l’homme d’affaire, pochette en cuir à la main, oreillette blue-tooth greffée au crâne, l’air pressé. On voit les touristes allemands, bedaines en évidence, adossé au bar, bière à la main, en attendant l’enregistrement. On voit les jeunes en mode roots, sac à dos deux fois leur taille, pantalon en lin bio tissé au Mali, avec option dreadlocks.

On voit le monde.

Ce que je vois à travers eux, c’est qu’aucun ne semble réaliser que leur voyage commence ici, pas quand ils descendront de l’avion dans un nouveau pays. Il a même commencé bien avant. Il a commencé quand la pensée s’est créée.

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