Interview : Pourquoi je soutiens François Fillon

Alors que la guerre entre François Fillon et Jean-François Copé fait rare, je vous propose l’interview d’un étudiant en droit public, Adrien, adhérent aux Jeunes Populaires.

Pourquoi je soutiens François Fillon 

Que penses-tu de la France d’aujourd’hui ?

La France est à un tournant de son histoire, la France, plus que jamais auparavant est confrontée à des situations périlleuses. On connait le contexte de mondialisation. La France peut tirer son épingle du jeu de toute cette marmite qui bouillonne à condition qu’elle prenne les décisions adéquates. La France a subi cinq années de réformes intensives, parce que Nicolas SARKOZY avait compris quels étaient les enjeux de demain. Il est impératif de continuer sur la même lancée, de continuer à réformer notre pays en profondeur. Peu importe la couleur politique du gouvernement, continuer à réformer notre pays est un impératif. Il en dépend de l’intégration de la France dans le monde d’après crise.

La France d’aujourd’hui doit faire des efforts. Les recettes à appliquer sont certes désagréables, mais indispensables pour que l’avenir ne soit pas plus douloureux. L’actuelle majorité ne semble pas avoir compris cette urgence. Cela m’inquiète beaucoup. Le parti socialiste applique en 2012 les recettes utilisables en 1981. Année où il avait mis en place des réformes dignes de 1936. C’est un signe encourageant, ils n’ont plus « que » 30 ans de retard !!

 

 

Que penses-tu de l’UMP après la défaite de Sarkozy ?

Une défaite n’est pas une catastrophe. Pour qu’il y ait un gagnant, il faut qu’il y ait un perdant. Il est normal qu’un parti majoritaire depuis 10 ans évolue. Le passage dans l’opposition est une opportunité unique pour le faire. En devenant parti d’opposition, le fonctionnement de ce parti est confronté à un changement radical. Il a perdu celui qui se voulait son leader naturel et démocratiquement incontesté. Il est donc parfaitement normal que diverses personnalités souhaitent diriger ce qui demeure le premier parti politique de France en nombre d’adhérents.

L’échéance électorale est rapide, et c’est tant mieux. N’oublions pas que pendant ce temps là, la majorité met en œuvre un programme dangereux pour la France. Il nous faut donc rapidement remettre cette grosse machine qu’est l’UMP en ordre de bataille pour peser de tout notre poids dans l’opinion et éclairer les français sur les dangers que le gouvernement fait subir à la France, à nous les jeunes, et aux générations futures.

 

Comment vois-tu la France de demain ?

La France de demain, je l’imagine pesant de tout son poids sur la scène internationale. Je la vois comme un élément fort de l’Europe, dont la parole aura autant de crédibilité que celle de l’Allemagne. Elle ne doit pas être vue comme un pays dépassé, vieilli, usé, mais au contraire, comme une référence de par son expérience et son courage.

Imaginer la France de demain est une question délicate, puisque nous ne savons pas à quoi ressemblera le lendemain de la crise économique. Cependant, je sais comment je ne veux pas voir la France de demain. Je ne veux pas qu’elle soit un vaste parc de loisir, une usine à touristes. Je ne veux pas qu’elle soit un pays exclusivement spécialisé dans le secteur tertiaire. Je ne veux pas qu’elle ne soit qu’un havre de paix pour retraités en mal de soleil, de lacs et de randonnées. Je ne veux pas qu’elle soit un fossile de l’industrialisation.

La France a un savoir-faire riche, une histoire industrielle unique. C’est ce patrimoine qu’il faut mettre en valeur pour créer la richesse de demain. Combiner cette industrialisation de moyenne et de haute technologie créatrice d’emplois avec une Histoire, un patrimoine et une culture reconnue, c’est sans doute cela ma vision de demain.

 

Selon toi, quelles sont les trois réformes-clé à mettre en place ?

Comme je viens de le dire, aujourd’hui, la grandeur d’un pays se fait par son poids diplomatique mais surtout sa puissance économique.

Les réformes urgentes et indispensables à mettre en place doivent être économiques.

Notre coût du travail est monumental. Comment peut-on pleurer le manque de croissance économique et un nombre de chômeurs énorme quand on fait tout pour dissuader les entreprises d’embaucher et d’investir en France ? Il faut mettre en place une mesure durable et complète d’aménagement des coûts du travail.  La TVA anti-délocalisation était l’une des pistes les plus sérieuses. Malheureusement, les socialistes – n’ayant aucune vision à long terme – viennent de supprimer une solution d’ampleur et efficace, comme le cas allemand l’a confirmé.

Une autre réforme doit concerner l’éducation.

4000 emplois de bouchers, rémunérés plus de 2000€ 1 par mois sont disponibles en France, alors que nous avons des étudiants surdiplômés en recherche d’avenir professionnel. Il faut redonner une vraie place à l’apprentissage et aux filières professionnelles. Il est impensable de les voir comme une honte, une voie de garage. C’est peut être l’une des clefs pour diminuer un assistanat massif et sans avenir.

J’en arrive à la troisième réforme de fond que j’estime urgente. Il s’agit d’une réforme vaste, mais qui redonnerait toute son importance à la valeur travail. Comment peut-on imaginer qu’en France on gagne plus en restant chez soi qu’en se levant pour aller au travail, avec toutes les charges que cela suppose – amener les enfants à l’école, payer une nourrice, avoir un véhicule pour aller au travail…

Ces trois réformes ne peuvent être menées que concomitamment. Nicolas Sarkozy a fait avec le gouvernement de François FILLON une Révision Générale des Politique Publiques (RGPP), il faut faire aujourd’hui une Révision Générale des Politiques Economiques et d’Emploi. A réfléchir…

 

Pourquoi soutiens-tu François Fillon ?

Je viens d’un département parmi les plus pauvres et les plus ruraux de France métropolitaine2. François Fillon est originaire de Sablé sur Sarthe. Il ne s’agit pas d’une ville de banlieue parisienne, mais bel et bien d’un de ces 36 000 villages qui composent notre République. François Fillon connaît la ruralité, ses besoins, ses exigences. Il est, à mon avis, le plus à même d’adapter le mouvement à ces conditions si particulières. On ne peut pas voir la politique du même angle en province et à Paris.

Par ailleurs, François Fillon a, pendant cinq années, contribué pleinement à la mise en place de la politique voulue par Nicolas SARKOZY. N’y voyez pas là le signe d’une quelconque nostalgie !

Seulement, la politique menée par son gouvernement était une politique de courage, de construction et de réformes.

Notre pays a besoin d’une modernisation rapide, d’une adaptation à une situation mondiale mouvante. Un homme qui a fait cela pendant cinq années peut facilement continuer à le faire. Il a largement fait ses preuves.

Par ailleurs, François Fillon a l’image d’un homme sérieux et travailleur. Evidemment, il a de l’ambition, le contraire serait inquiétant. Mais il sait mettre ses ambitions au service de tous, et non l’inverse. C’est cela la noblesse de la politique que je retrouve chez François Fillon : faire primer l’intérêt général sur son intérêt particulier. Certains me contrediront, c’est leur droit, mais je suis convaincu au fond de moi-même que François FILLON incarne une orientation nouvelle à l’UMP, pleine d’idées, de projets.

C’est la voie de la reconstruction que nous devons prendre, et non la voie d’une opposition violente et méchante comme celle que nous avons subi pendant cinq ans. François Fillon incarne pour moi une opposition d’idées, de propositions et de convictions.

1 Article le Figaro sur l’apprentissage

2 Pour votre information personnelle : la Haute-Saône (PDF Stats) : 545 communes, 240 000 habitants environ, et la moitié de ménages non imposables.

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2 réflexions sur “Interview : Pourquoi je soutiens François Fillon

  1. […] un souci d’équité, après l’interview “pourquoi je soutiens François Fillon“, j’ai interviewé Jonas Haddad, 24 ans, élève avocat (Sorbonne et l’ESCP), […]

  2. […] un souci d’équité, après l’interview “pourquoi je soutiens François Fillon“, j’ai interviewé Jonas Haddad, 24 ans, élève avocat (Sorbonne et l’ESCP), actuellement […]

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