Archives de Catégorie: je râle !

L’école, le berceau de la déchéance française

Oui, le titre est un peu cinglant, cela dit il me semble approprié. Tout ce que l’on peut reprocher aux Français et qui nous amène à notre chute imminente nous a été enseigné à l’école.

Je commencerai par le manque de professionnalisme en parlant du retard

Les Français sont toujours en retard

Enfin surtout, ils ne sont pas dérangés par le retard. C’est un peu la technique du « roooh ça va ! 5 minutes ». On a même une expression pour ça « le quart d’heure de politesse », c’est vous dire à quel point c’est intégré dans la mentalité française. Alors que vient faire l’école là-dedans ? Vous vous souvenez peut-être des petits coupons bleus dans votre carnet de correspondance, c’était pour les retards, et les roses pour les absences (enfin, du moins, dans mon carnet, ils étaient de ces couleurs).
Combien de fois exactement le prof vous refusait en cours et vous demandait d’aller faire un mot de retard ? Je ne l’ai vu arriver que peu de fois, quand vraiment l’élève était pour la énième fois en retard. Faire un mot ne change rien au problème, vous êtes quand même en retard (voire plus !) mais au moins, vos parents seront informés.
Combien avez-vous vu un prof carrément refuser l’élève en cours ? A vrai dire, je ne sais même pas s’ils en auraient le droit.
Et au contraire, combien de fois avez-vous été en retard ? ou pris délibérement le temps d’aller au toilette ou finir de fumer, quitte à arriver en retard ? C’est très Français, parce que le laxisme des profs nous a enseigné que c’était acceptable. Et pourtant, cela ne l’est pas : en arrivant en retard, vous dérangez tout le monde, vous faites perdre du temps au prof et aux élèves qui EUX, ont fait l’effort d’être à l’heure.

Le retard concerne aussi les devoirs

Combien de fois j’ai rendu mon devoir à temps, quitte à mettre coucher tard, ou il faut bien l’avouer, l’avoir un peu bâclé ! Et j’arrive en cours, et l’autre dit « euh, m’dame, j’ai pas eu le temps de le finir (ou j’ai oublié) » et la prof répond « ok, à rendre pour demain ». Comment ??? C’est donc si anodin de ne pas rendre son devoir à temps. Pas de punition, pas de conséquences. Cela nous amène à des collaborateurs qui sont incapables de respecter des deadlines, même si cela met en péril le projet ou bloque leur équipe.
J’ai étudié aux Etats-Unis, et là, l’approche est bien différente. Déjà, il y a un bâton ! Et en plus, il y a une carotte. Je m’explique : il y a une deadline pour rendre ses devoirs. Si vous êtes bien organisé(e), vous pouvez rendre vos devoirs en avance. Pour chaque jour d’avance, vous gagnez 5 points d’avance (aux USA, on note sur 100). Donc admettons que votre devoir valait un 80/100 (ce qui est déjà une belle note), si vous l’avez rendu 4 jours avant la deadline, vous avez 100 ! On vous encourage à être en avance sur les délais et on vous récompense.
De la même manière, vous pouvez rendre en retard, mais cela vous coûtera 5 points par jour de retard en pénalité.

En France, on encourage pas à bien faire (voire à mieux faire) et surtout, on ne pénalise pas les fautes. Résultat : nivellement par le bas, pourquoi me tracasser avec ce devoir si je peux le rendre en retard sans conséquence ?

D’ailleurs en parlant de devoir, ça c’était à mon époque

Les devoirs interdits à l’école


Il est vrai que cette loi est très peu appliquée : on parle de 70% des instituteurs qui continuent à donner des devoirs. Pour moi, cela est évident. Pour apprendre et pour comprendre, il faut s’entraîner, s’entraîner, s’entraîner. Comme disent les anglais : practice make perfect. Ou en Français, cent fois sur le métier, tu remettras ton ouvrage.

Cela dit, rien que le fait que la loi existe remet en cause le bien-fondé des devoirs. Je crois que cela crée des enfants qui n’ont pas cette notion de travailler et d’entraînement, qui pensent que s’asseoir en cours suffit.

Parlons des notes maintenant

Les notes, un système compétitif

Vous avez surement entendu parler de la polémique sur les notes. Il faut croire que cela décourage les enfants, cela les traumatise. A mon ton narquois, je pense que vous l’aurez compris, je suis loin de penser que les notes traumatisent. C’est encore une des seules choses qui se rapproche de la vie réelle, celle d’après les études. Dans le monde du travail, plus vous êtes bons, plus vous êtes récompensé (enfin normalement). A l’école, il est normal que ce soit la même chose.
1) pour savoir où vous vous situez : êtes-vous bon ? êtes-vous mauvais ?
2) pour que les autres puissent vous évaluez : sans note, comment savoir si vous avez compris ?

Que ce soit des notes sur 10, sur 20, des lettres, des feux-verts ou des smileys, peu importe !

Mais en France, on ne valorise que peu ceux qui réussissent, et on trouve des excuses à ceux qui échouent. Si je vous donne deux mots en anglais, vous verrez à quel point la mentalité anglosaxone est éloignée de nous. Je vous dis : loser et winner. Les Anglosaxons valorisent la réussite, ceux qui win, les winners. Au contraire, ils dédaignent les losers, ceux qui ont perdu car ils n’ont pas assez fait d’effort. Oui, car aux USA (et ailleurs), si on échoue, c’est parce qu’on a pas travailler assez dur, work hard enough. C’est rarement des effets externes, ce n’est pas de la faute des autres.

En France, un échec, c’est toujours la faute des autres. Le pauvre, vous comprenez, sa famille est défavorisée, il n’a pas d’argent pour ses cahiers, il a des frères et soeurs à s’occuper etc…

Pire, on décourage ceux qui réussissent, car 1) on ne reconnait jamais que c’est par leur effort (non, c’est parce que leur famille leur paie des cours particuliers dans lequel ils travaillent et font des efforts) et 2) on les décourage en les dénigrant leur résultat.

Je vous donne une anecdote sur le point 2. J’étais plutôt douée pour les dictées. Douée, car je lisais beaucoup par passion, mais aussi parce que j’apprenais les dictées ! (oui, parce qu’en France, on vous donne le texte à l’avance). Je me souviens de cette prof de Français, qui souhaitant encouragé une élève, m’a découragé moi. L’élève en question est nulle à chier en dictée. Sa feuille, c’était le massacre de la St Barthélemy tellement l’encre rouge avait coulé, et elle avait -disons- 15/20, avec près de 10 fautes par phrase. Moi, au contraire, j’avais trois malheureuses fautes minimes, type un accent ou un -s, et j’avais la même note.

Voilà le message que ça envoie : mieux vaut ne faire aucun effort, puisque je peux avoir la même note. Et le message pour moi : tu te fais n$quer la gueule mais tu peux rien dire parce que c’est la prof. C’est exactement le même effet que de se lever tous les matins pour bosser et avoir des frais (essence, péage, lunch, nounou) et voir la famille d’à côté, qui vit grâce à tes impôts, qui se dore la pilule au soleil et qui ne paie ni impôt, ni cantine, ni transport et qui en plus reçoit des aides (HLM, RSA etc…)

Il me semble qu’il aurait été plus efficace de lui donner une note à son niveau (donc 2/20, certes c’est dur, c’est la vie), de lui donner des exercices en plus et de lui faire faire des dictées en plus. Mais ça, bien sur, ça serait traiter la cause, ce qui est plus dur, plus long et requière plus d’efforts que de simplement traiter le symptôme. Non seulement, cette élève aurait appris à écrire (ce qui au vu de ses statuts Facebook est loin d’avoir été acquis) et en plus, elle aurait progressé et été motivée en voyant ses notes augmenter.

Le succès, c’est grâce aux autres

En France, on ne reconnait pas les échecs, c’est toujours la faute des autres (il a grandi dans un environnement difficile, patati et patata). De la même manière, on ne reconnait pas les succès. S’il a réussi, c’est parce que ses parents ont des relations, ou ses parents sont riches, ou ses parents ceci ou cela. Jamais, ô grand jamais, vous entendrez dire : il a réussi parce qu’il travaillait deux fois plus que les autres, parce que quand les autres mangeaient, lui il travaillait, parce que quand les autres dormaient, lui il travaillait, parce que quand tout le monde lui disait que ça ne marchait jamais, lui il y croyait.

Mais je ne leur en veux pas, car les statistiques prouvent qu’en France, c’est principalement de la old money, des fils-de. Il est très très dur en France de créer sa propre fortune (principalement car le seul moyen de le faire est d’être entrepreneur, et Dieu sait qu’il faut être fou pour créer une entreprise en France). Cela dit, on a beau avoir tout l’argent du monde, si on ne travaille pas, le succès ne tombe pas du ciel, tout cru dans la bouche. Mais il faut du courage, ou alors se barrer comme nous le conseille le mouvement Barrez-vous

 

Les grèves

Cela commence depuis tout petit, quand le maître ou la maîtresse est en grève. Et c’est comme une graine qui germe, jusqu’à amener les collégiens à penser que bien qu’ils ne soient pas salariés et que l’école est gratuite, ils ont le DROIT de faire grève. D’ailleurs, c’est une bonne excuse à écrire sur les fameux coupons rose du carnet de correspondance, c’est même d’ailleurs une excuse acceptable et acceptée. Bien entendu, les grèves, c’est toujours mieux en Mai qu’en Décembre, histoire de pouvoir aller flâner à la plage. Il y a deux groupes de grèvistes : ceux qui ne savent même pas pourquoi ils font grève, et ceux qui pensent que d’être en grève leur donne tous les droits. Comme le droit de bloquer les lycées, c’est à dire restreindre l’accès à l’éducation et la libre circulation des gens. Roh, des droits basiques de l’Homme, on s’en fout, je suis en grève, alors j’ai le droit.

Il faut dire que leurs aînées montrent le bon exemple : occuper des usines, séquestrer le patron, bloquer l’accès aux raffineries/autoroutes etc… Tout est permis, on est en grève.

 

La France, cette nation déchue

 

Je les comprends les LePen-istes, nostalgiques de la grande nation France d’antan. Je pense que si on veut remettre la France sur pied, ce qui prendra plusieurs générations, il faut commencer par l’école et remettre au goût du jour la valeur du travail, du mérite, du professionnalisme et du vivre ensemble, qui ont été ruiné par des années d’Education Nationale gauchiste.

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Oyé Oyé : les parkings sont gratuits à Marseille Aéroport et Aix TGV

Les parkings sont gratuits

Gratuits, c’est un grand mot.  Ils sont gratuits les 45 premières minutes.  C’est bien assez pour aller chercher quelqu’un ou le déposer.  Je me suis dit qu’il était urgent et d’utilité public de venir le crier haut et fort, car comme le relate l’expérience RoadRage : les gens garés à l’entrée des parkings, les gens ne prennent même pas deux secondes pour lire la liste des prix affichés à l’entrée des parkings, et se garent n’importe où.  Et quand je dis n’importe où, c’est n’importe où.

40 minutes gratuites à Marseille Aéroport Marignane

A Marseille Aéroport, c’est dans le rond-point, sur le trottoir, à la station service, sur la chaussée, à l’entrée des parkings, ou tout simplement dans le dépose-minute, oui vous savez, cette voie unique où tout le monde s’arrête à la queu-leu-leu.  Non, ca ne les gêne pas du tout de bloquer tout le monde.  Voyons !

45 minutes gratuites à Aix TGV (dépose-minute)

Même chose à Aix TGV, où il n’y a qu’une seule voie.  A l’entrée de la gare, devant les portes, il y a un petit renfoncement, avec des énormes lignes rouges, pour indiquer : stationnement INTERDIT.  Les gens sont daltoniens !

Franchement, au lieu de faire chier tout le monde, d’être dans sa voiture en warning, à devoir déplacer son véhicule quand les klaxons se font trop pressant, ne serait-il pas mieux de garer sa voiture, dans un parking, donc à sa place, et d’aller accueillir votre passager à sa sortie du train/avion ?

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Harcèlement de rue : quand les langues se délient

Cet article a été déménagé sur le site Est Un Art : Harcèlement de rue

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Les autoroutes marseillaises au ralenti

Ayé, les autoroutes autour de Marseille sont désormais limitées à 90km/h.  Désastreux ? Je suis d’accord !

Alors on me dira que c’est pour l’ozone, pour la pollution, pour patati et pour patata.  Ce que je vois, c’est qu’une fois de plus, on nous restreint !  Je paie pour rouler sur cette autoroute et le but, c’est d’aller plus vite que par la nationale.  Mais la nationale est aussi limitée à 90km/h.  Alors quoi ?

D’autant plus, qu’avec les voitures récentes, et notamment celles qui ne roulent pas au diesel, une baisse de 10km/h n’est pas très significative, car le régime moteur ne varie pas vraiment, surtout qu’à 90km/h, on aurait tendance à rouler en 4ème, au lieu d’en 5ème, donc un régime moteur similaire !

Autre remarque, ce qui a bien plus d’impact sur l’environnement, n’est pas la vitesse, mais la conduite.   Une conduite agressive, qui se traduirait par des accélérations soudaines, des freinages intempestifs, et des ré-accélérations, est beaucoup plus consommatrice de carburant qu’une conduite douce.

Or, en roulant à 90km/h, si le trafic n’est ne serait-ce que dense, c’est la fin des haricots.  Ca freine, ca repart, ca refreine … l’accordéon !  Pourquoi ? Mon humble avis : quand c’est limité à 110 km/h, il y a ceux qui roulent à 90km/h parce qu’ils ont peur, ceux qui roulent à 100 km/h parce qu’ils révassent, ceux qui roulent à 110 km/h parce qu’ils ont le cruise control et ceux qui roulent à 115 km/h parce qu’ils intègrent la marge d’erreur des radars… et puis il y a les fous furieux qui roulent à 160 km/h.  Mais quand c’est limité à 90km/h, il y a ceux qui roulent à 90, ceux qui roulent à 92, ceux qui roulent à 95 km et toujours les fous furieux qui arrivent comme des calus et qui font de temps à autre des strikes. Alors comment se traduit ces comportements : un gros moulon !  Celui qui roule à 90km/h à droite, celui qui met deux plombes à doubler parce qu’à 92km/h, doubler c’est une vision à long terme, et puis à gauche, celui à 95km/h qui tente désespérément de ne pas rester dans l’angle mort du celui au milieu à coup d’accélérations contrôlées.

Et vous savez où on pollue vraiment ? Quand il y a des bouchons !  Et bien, moi je dis que quand il y a moulon, il y a bouchon.  Avec une limitation à 90km/h, on va en voir bien plus souvent des bouchons (comme si on était pas déjà assez gâtés !).

 

PS : petit rajout 03/08 : maintenant que j’ai un peu plus d’expérience dans la conduite à 90km/h sur autoroute, je me rends compte que j’ai oublié un énorme détail, énorme comme un poids lourd ! Et oui, nos amis les camionneurs, eux-aussi roulent à 90km/h.  Alors on fait quoi ?  On reste derrière le poids-lourd ? ou pire, on est devant un poids-lourd ! Et là, deux solutions, soit il vous double (génial, on va se retrouver avec pleins de poids lourds sur la voie du milieu !) soit il vous colle au derrière et personnellement, je n’ai pas vraiment confiance en leurs freins …  Alors il vous reste une chance, ya plus qu’à espérer une côte, votre seule opportunité de le doubler …

 

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Le sacro-saint BAC et la honte du BAC pro

Le Bac, c’était il y a déjà quelques semaines, mais je ne m’en remets toujours pas.

Les statistiques du BAC 2012

Le pourcentage de réussite au Bac a chuté ! -1.1 point !

Je crois surtout que c’est qu’on essaie lâchement de fausser les stats.

Je m’explique, si vous lisez l’article linké au-dessus, vous verrez que les BAC généraux (ES, L, S) sont en hausse (+1,4points) et les BAC pro en baisse d’une terrible chute de 5,6 points !

On la connait bien la technique.  J’ai passé un BAC S, option international, c’est à dire que dans mon lycée, il y avait les classes « franco-françaises », les classes « européennes » et les classes « internationales ».  Les classes européens passaient en gros une matière de plus, type anglais renforcé, au BAC, et basta.  Le but était de gratter quelques points dans l’option.  Les classes internationales, elles, passaient les épreuves étrangères, c’est à dire que pour la section anglaise, nous passions les épreuves des lycéens britanniques.

La section internationale anglais avec 100% de réussite au Bac depuis plusieurs années.  Alors que faisait-on pour ne pas gâcher nos stats ?  On aiguillait gentiment les plus « faibles » vers la section « européenne » dès la première ou juste avant la terminale.  Hop, problème réglé.

J’ai bien peur ce soit ce qu’il se passe entre les BAC généraux et les BAC pro (qui, disons-le, sont considérés comme moins honorables que les BAC généraux).

 

Le sacro-saint BAC et les autres Bac pro

Personnellement, il me semble qu’envoyer des jeunes dans des filières pro qui les préparent à un emploi (certes) , alors que ce n’est pas une vocation, c’est une grossière erreur.  Je vous parle d’un exemple que je connais bien, la filière de la restauration.  Tout le monde peut être serveur, porter des assiettes n’est pas complexe.  Mais être un bon serveur, c’est à dire anticiper les besoins du client, être cordial et agréable, et ne rien oublier, ça, ce n’est pas donné à tout le monde.   Et puis il faut aimer ça, car certes il y a le contact client, qui peut être fun, mais Dieu sait, qu’il y a des inconvénients : horaires décalés, congés en décalé, salaire moyen-bof, clients chieurs etc…

Mais dans le sud, quand un garçon ne sait pas quoi faire et qu’il n’est pas bon à l’école, on lui offre deux choix : mécano, maçon ou serveur.  La logique est simple : si tu n’es pas bon à l’école, tu dois être bon avec tes mains (sic!).  Et puis on aura toujours besoin de serveur/de mécano/ de plombier/ de maçon etc…  Et on se retrouve avec des classes de boulets.  Boulets pourquoi ? Parce qu’ils n’aiment pas ce qu’ils font.

J’ai un autre exemple.  Un ami, qui jeune, faisait le couillon en classe.  On en a tous connu, le clown de la classe.  Les cours ne le passionnaient pas.  Alors ma foi, on l’a orienté vers un BEP électricien.  Non pas qu’il ait jamais montré quelque affection pour cette discipline, mais la logique reste : fais quelque chose de tes mains si tu n’es pas bon à l’école.  Résultat : il a cravaché pour revenir dans la filière générale.  Ayant quitté le tronc commun au collège, son dernier cours de math était le théorème de Thalès, alors pensez-vous, intégrer une première S était hors de portée.  Alors on l’a mis en L, filière qui « est la plus facile » dans l’imaginaire populaire.  Il a eu son BAC (comme quoi, c’est possible) et il a intégré une école de commerce !

 

Résultat des courses

Je crois qu’avant de jouer avec les statistiques pour rassurer la populace que sa progéniture aura le sacro-saint BAC, on devrait plutôt mettre à jour les mentalités !

Faire un BAC pro n’est pas une honte, et surtout cela doit être un CHOIX, une vocation, une envie !

Ce ne doit pas être une filière de délestage.

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Quand le professionnalisme se perd

Quand le professionnalisme fout le camp

Faire preuve de professionnalisme, à croire qu’on devrait mentionner ça dans les offres d’emploi ! A en croire le dico de l’internaute.com, Professionnalisme : qualité d’une personne qui agit avec une attitude de professionnel avec une grande compétence.

Bon, comme ça, on est tous d’accord sur ce que ca veut dire.  Alors, c’est juste moi ou bien la France se médiocrise de l’intérieur ?

Alors pour la petite histoire qui est en fait la goutte d’eau qui m’amène à écrire cet article, parce que Dieu sait que c’est pas la première fois.  Hier, je vais à Etam (oui, je cite !), j’en rajoute et je dirai, à Etam La Ciotat ! Il y avait deux vendeuses.  Une plus ou moins dédiée au rangement des vêtements, l’autre à la caisse.  J’arrive à la caisse pour un échange, et les deux étaient en train de discuter, tranquilles, alors qu’en même temps, la vendeuse encaisse une cliente juste devant elle.  Non, ca ne les perturbe pas, elles continuent à jacasser.  Et l’une dit « plus que 3h et après on a fini », dans le genre pressée de quitter le magasin.  J’ai envie de dire « si on t’embête (<- que je suis polie eheh), dis le nous, on s’en va maintenant et tu fermes plus tôt ! ».  C’est de loin le pire qu’on puisse dire devant des clients, assumer complètement que c’est un boulot qui te gonfle et que tu n’as qu’une envie c’est partir.  C’est scandaleux !

Donc je poursuis ma vie, et je pars à la recherche de nouveaux vêtements pour procéder à l’échange.  Je me dirige vers la cabine d’essayage, et la « caissière » s’approche de la « rangeuse » et dit « plus que 200€ et on pourrait fermer, on a fait le même CA qu’hier ».  Outre le fait qu’elle n’aurait pas idée de faire MIEUX qu’hier en terme de CA, ca lui semble normal 1) de parler des chiffres de l’entreprise à haute voix devant les clients, 2) de re-mentionner qu’elle n’a qu’une envie : partir !

Ca m’exaspère ce genre d’attitude.  Et dire qu’avec  la conjoncture actuelle, elle devrait plutôt s’estimer heureuse d’avoir un emploi, voire essayer de faire preuve d’une conscience professionnelle sans défaut pour mettre toutes les chances de son côté, sait-on jamais que sous peu l’entreprise souhaite se séparer d’une des deux vendeuses.

Quand Sarkozy parlait du mérite et de la valeur du travail, on comprend mieux pourquoi … désespérant …

 

Bien qu’il aurait quand même été déplacé d’avoir une conversation devant les clients, j’aurai bien plus apprécié les remarques suivantes :

« wow, tu sais quelle heure il est ? Déjà 16h, plus que 3h ! Que ça passe vite ! »

et « Plus que de 200€ et on fait le CA d’hier, et il reste encore 3h pour exploser les scores, woot woot ! »

 

 

En même temps, où est le manager ?

 

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CIF, le conteur de fables machistes

Cet article a été déménagé sur le site Est Un Art : CIF, le conteur de fables machistes

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Les gaufres de l’Escale : le cauchemar de Gordon Ramsay

Je suis une grande fan des émissions de cuisine.  Cette passion commença avec Jamie Olivier, the naked chef.  Je ne saurai vous dire pourquoi.  Le pire, je ne cuisine quasiment jamais ! Quelle honte !

Je trompe allègrement Jamie avec Gordon.  J’adore sa vision de la bonne cuisine, d’un bon resto, d’une bonne gestion.  Et bien sur, son accent super british quand il swear 🙂

Là où rien ne s’arrange : toute ma famille a travaillé dans la restauration et je suis une râleuse de première 🙂 Avec ce background, les restos n’ont aucune chance avec moi !

Je ressors la plupart du temps satisfaite en général, et je râle sur les petits détails.

Mais là, c’est tellement honteux que je n’ose même pas écrire sur le ton de l’humour.

Peut-être au détour d’une baignade à l’escale Borely avez-vous vu les forains installés ?  Ne me demandez pas pourquoi, mais nous avions une envie de gaufre, et les forrains tombaient plutôt bien !

Gaufres à l’Escale Borély

Gaufre au sucre 2,50€ ou 3€ et gaufre au Nutella 3,50€.

J’aurai aimé qu’elle ressemble à la photo … mais on en était loin.

Saviez-vous qu’ils ne s’embêtent même plus à faire leur propre pâte ?  Non, pensez-vous ! C’est bien trop complexe !  Ils les achètent déjà toutes prêtes !  Ben voyons, faites payer les gens pour réchauffer une malheureuse gaufre industrielle.  C’est lamentable !

Alors je suis d’accord, faire sa propre pâte, c’est du temps à faire et à cuire !  Et c’est aussi parfois des pertes, et parfois un manque à gagner quand on a pas prévu assez de pâte.  Et bien je dis : « C’est le jeux ma pauv’ Lucette »

Et pour enfoncer le clou, ils mettent en expo ces gaufres misérables, et lorsque vous commandez, ne pensez pas qu’ils en prendrez une sortie de la boite, NOOON, ils prennent, et SANS HONTE, celle en expo qui est restée au soleil on ne sait combien de temps et sur laquelle tout le monde est venu déposer leurs postillons.

C’est du foutage de gueule tout simplement.

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Les passages piétons, ces tueurs en série

Les passages piétons …

Déjà, il faut surement préciser que n’habitant pas en centre-ville, je suis plus souvent motorisée qu’à pied.  N’empêche, les passages piétons sont des pièges !

Ces passages protégés protègent en effet bien les piétons (enfin dans la plupart des cas) mais au détriment de tous les autres véhicules !

Je vous vois déjà sauter devant vos écrans alors je m’explique.  Dans l’ordre :

1 ) les piétons sont des dangers pour les automobilistes

Alors pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils marchent à 5km/h alors qu’une voiture en ville (normalement) se déplace à 50km/h soit pour les math-sup/math-spé, 10 fois plus vite.  Pour vous mettre dans le contexte, imaginez une voiture qui roulerait à 10km/h sur l’autoroute avec les autres véhicules qui déboulent à 100 km/h.  Vous imaginez bien le choc ?   Le problème n’est jamais un problème de vitesse, mais bien un problème de différentiel.   Si tout le monde circule plus ou moins à la même vitesse, la circulation est fluide.  Quand  les différences de vitesse sont trop importantes, l’un est surpris, l’autre ne peut pas réagir etc…

S’arrêter peut être un risque : un piéton qui surgit, un arrêt brutal, et paf : percuter à l’arrière !  C’est d’un classique …

 

2) les passages piétons à la sortie des ronds-points

Alors ceux-là, ce sont les pires.  Danger pour les automobilistes et pour les deux-roues !

Pour les automobilistes, vous voyez la scène : dans l’anneau du rond-point, un oeil à droite pour vérifier qu’on ne va pas vous couper la priorité, un oeil dans le rétro pour pouvoir se rabattre, et là, quand vous tournez la tête pour sortir du rond-point, la voiture devant vous est arrêtée !  Surprise ! Elle laisse, comme elle doit le faire, passer un piéton.  Si vous avez de bons réflexes, vous avez freiné à temps.  Qu’en est-il de la voiture derrière vous ?  Qu’en est-il de la voiture qui comptait s’insérer et qui vous imaginant déjà loin, regardait à gauche pour voir si elle pouvait s’insérer ?

Un grand classique lui aussi …

Pour les deux-roues, je dois avouer que cette fois, ce n’est pas de la faute des piétons.  Ce sont les bandes.  Si vous même, vous faites de la moto, vous savez que sur route humide, les bandes blanches sont glissantes.  Je vous laisse imaginer la blague quand vous sortez penché du rond-point.  C’est le tas assuré !  Alors il faut bien viser entre les bandes.

 

Alors je ne peux pas décemment demander à ce que les piétons ne puissent plus se traverser les rues (je ne suis pas aussi extrémistes), mais au moins, qu’on mette les passages piétons un peu à l’écart des rond-points !

 

Cela dit, il existe des solutions.  En Chine, à Shanghai et à Pékin notamment, quand on doit traverser 5 voies, ils construisent soit un passage souterrain (ce qui n’est pas un problème en Asie vu le peu de délinquance, mais ca tournerait vite au coupe-gorge en France) soit des ponts au-dessus des voies.  Et comme ils ne font pas les choses à moitié, il y a des escalators pour monter sur le pont !

 

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RoadRage : les gens garés à l’entrée des parkings

Nan mais entre-nous, quelle idée, mais quelle idée de se garer où ? à l’entrée d’un parking !  Qui peut décemment dire qu’il a un cerveau et se garer devant l’entrée d’un parking ? OUI, je parle bien d’un vrai parking, là où ya la barrière d’entrée.

Il y a dû y avoir une série où ils étaient en rupture de stock de cerveau, et ils se sont dit : ‘rohhhh c’est pas grave, envoyez-les vides ceux-là »

Dieu, Allah, Boudha, Maitre Yoda, faites un effort ! C’est nous qui nous les coltinons après !

Vous l’aurez compris, je vais souvent à l’aéroport de Marignane, et quand je dis souvent, je veux dire 10 fois par semaine.  Je ne peux pas vous dire le nombre de fois où je ne peux pas rentrer dans le parking parce qu’un attardé a eu la bonne idée de se garer devant, tout warning allumés.

C’est accablant …

Accablant cette idiotie ambiante.  Accablant ce manque de respect d’autrui. Accablant ces petites incivilités.

Aujourd’hui, c’était la connasse de trop (oui, je me lâche !) : garée avec ses trois copines blondes dans sa punto délabrée à l’entrée du parking, l’air de rien.  Je me colle d’abord à son derrière (<= je dis pas tout le temps des gros mots, hein) mais comme il me montait la roadrage, je décide de me mettre à son niveau et j’ouvre le fenêtre passager.  De mon plus beau sourire, je lui lance « vous avez vu que vous étiez garé à l’entrée du parking ».  Ce à quoi avec son air d’idiote, elle me réponds « oui, je sais ».

Vraiment ???

Je rajoute alors « avez-vous vu qu’il y a un dépose-minute ici à gauche et là à votre droite ».  Affirmation que j’accompagne, comme il se doit car nous sommes à l’aéroport, d’un geste de main  d’hôtesse de l’air à droite puis à gauche comme pour signaler les sorties de secours dans les avions.

Elle me répond, vous l’aurez deviné : « oui, je sais ».

Ah ?

Je ne me démonte pas et je relance : « saviez-vous que les 40 premières minutes sont gratuites au parking ? » pas 5 min, pas 10, mais bien les 40 premières minutes ! Largement le temps d’aller chercher quelqu’un au terminal.

Et là, comme à l’accoutumé, on me répond « oui, je sais ».

Je n’avais plus de choix, je lui ai alors hurlé : « donc vous êtes une conne avec zéro de QI, doublé d’une connasse qui prend plaisir à faire chier le monde.  Rendez service à l’humanité, suicidez-vous ! » <= oui c’est un peu fort, mais les cons, ils faut les supprimer.  C’est une gangrène qui nous use de l’intérieur.  Comme le dit si bien un de mes amis : Mort aux cons !

Nan mais j’espère ne pas trop en demander : je leur demande juste d’avoir du bons sens et si possible une petite pensée pour les autres.

On ne peut pas décemment dire que l’aéroport Marseille-Provence manque d’alternatives.  Il met tout à disposition pour que l’on puisse venir chercher les voyageurs sans payer.  Ceux qui payent sont principalement ceux qui voyagent et laissent leurs voitures au parking.

Un dépose-minute au Hall 1, deux déposes-minutes au Hall 4, 40 minutes gratuites au parking : que demande le peuple ?

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